Elodie, Jollsdrawing

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Hello

Chaque mois, je vous propose de découvrir un portrait de femmes inspirantes qui ont décidé de s’écouter et osés se lancer dans un projet qui résonne et qui fait sens pour elles. Aujourd’hui je vous invite à découvrir Elodie de Jollsdrawing

Bonne lecture ✨

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Hello

Moi c’est Elo (j’ai carrément un humour de merde parce que je fais cette blague que je déteste tant mais ça fait partie du personnage), j’ai 25 ans et depuis le jour de mon anniversaire en septembre dernier, je suis illustratrice en Freelance dans le domaine du Body Positive. Je veux aider les femmes qui sont en proie à la pression sociale à retrouver confiance en elles et leur liberté d’expression. 

J’ai fait 6 ans d’études sup’ dans le domaine de la Finance et j’ai a-do-ré! Mes 3 dernières années ont été faites en alternance, et j’ai eu la chance de travailler à la direction financière de la BNP, et de m’occuper de super grandes entreprises à la Caisse d’Epargne des Hauts de France. Ah oui, j’oubliais ! je suis de Bordeaux à la base ! 

Mon alternance à la Caisse d’Epargne m’a faite déménager à Lille et c’est là que j’ai découvert ce qu’étaient les soirées à la bière ! 

J’ai été “chassée” par une entreprise à la fin de mes études pour prendre un poste dans un cabinet de conseil en technologies en tant qu’Ingénieur d’Affaires (missions de recrutement, de prospection et de négociation commerciale). Le challenge était énorme, et moi qui me dope à ça depuis toujours, j’ai foncé tête baissée dans l’entre infernale. 

J’y suis restée 8 mois. Entre harcèlement sexuel, racisme, acharnement au travail et épuisement, j’ai attendu d’en arriver à me dégoûter de moi et d’avoir des idées sombres avant de me dire “Tiens tiens, y a p’t’être un truc qui déconne dans ta vie en ce moment, non?”.

Ni une ni deux (et après de menaces de ma maman, cette wonder woman), je suis partie en arrêt maladie à Bordeaux pour me ressourcer, pour ré-apprendre à vivre avec les autres et surtout avec moi-même. J’ai vu une psy aussi, j’y pense! On a fait une thérapie choc, le genre de truc où tu sors de la séance en te ruant aux toilettes pour expulser – oui oui – tout ce que tu retiens depuis si longtemps. Elle m’a permis de mettre des mots sur ce que j’avais subi et à quel point j’étais transformée par des personnes mal intentionnées. 

Aujourd’hui je peux te le dire, le soutien et la patience de mes proches m’a sauvée littéralement. Mon entourage me connait bien – je suis un véritable livre ouvert et en me lisant jusqu’ici tu l’as surement compris -, ils m’ont laissé mon espace tout en me soutenant à 200%. Bien que nous ne le formulions pas à voix haute, nous avions tous conscience que cette période était profondément nécessaire. La suite viendrait plus tard, et quoiqu’il arrive, leur confiance me porterait pour faire le choix que mon instinct me dicterait. 

Mais c’est surtout la reconnexion à moi-même, à qui je suis, là, très profond, très loin dans mon cœur, qui a fait la différence : je me suis remise à dessiner. 

Après avoir travaillé 70h/semaine (au minimum) dans un milieu inhumain, j’avais du mal à “prendre soin de moi”, à me reposer. J’avais le sentiment que ma guérison passait par le fait de faire quelque chose, et quelque chose d’utile. 

J’ai donc décidé de créer “Jollsdrawing” : de page Instagram, j’en suis allée jusqu’à créer un e-shop, moi la Financière! J’ai signé pour un coaching business pour apprendre les rudiments du business entrepreneurial et c’était bon ! J’étais lancée et prête à me consacrer à 100% à MON projet, à MON rythme et avec MES valeurs et MES passions. 

Bien que je me sente mieux dans mes baskets aujourd’hui, mes doutes ne se sont pas envolés totalement. Je me réveille parfois le matin en me disant que je perds mon temps, que je ne gagne pas assez d’argent, que je suis un boulet pour la société. Que si aujourd’hui je galère autant avec l’argent, c’est un simple retour du bâton d’avoir quitté mon entreprise, cet enfer. C’est chaud, certains jours, je ne vais pas te mentir. Dessiner me remet miraculeusement sur les rails. 

Peut-être la perspective de recommencer un nouveau job dans le salariat me rassure. J’ai une promesse d’embauche franchement cool pour mi-novembre. Je suis excitée, j’ai hâte de retrouver ce sentiment d’utilité qui me plait tant dans le monde financier. Je n’abandonnerais pas pour autant mon projet, ce sera mon exutoire, celui du soir et des week-end. 

Une grande partie de moi a fait la paix avec moi-même. J’ai encore du boulot, mais ça va. J’ai encore pleins de limites à casser et je suis super enthousiaste à continuer, qu’elles soient dans le domaine de l’entrepreneuriat ou dans le salariat, je m’en fiche. C’est mon aventure et mes choix, mes leçons et mes réussites, et j’ai hâte d’aller explorer tout ça. 

2020 m’a apporté les bonnes leçons. J’en retiens principalement ce que l’entrepreneuriat m’a appris – et je t’assure que ça m’a justement servi pour mon futur job. Je suis SANS LIMITE. Ma volonté n’a de freins que mes peurs et mes doutes. Tu veux le faire? Fais-le, meuf! Mais fais-le bien et réfléchis à comment le faire. Tu vas t’éclater dans tous les cas. 

Je vais partager avec toi le conseil que je me trouve à donner de plus en plus souvent autour de moi concernant nos vies professionnelles. 

Suis ton instinct! 

Si ton esprit, tu sais cette petite voix avec qui tu te lèves tous les matins, celle qui te connais mieux que ton mec, celle qui connaît tous tes secrets, tu vois celle dont je parle? Si ton esprit te chuchote à l’oreille des trucs qui ne vont pas, des trucs qui ne sont pas “normaux”, que peut-être tu serais mieux ailleurs, etc., alors ÉCOUTE LA! Elle te rend clairement service. 

J’ai pris 5 ans en l’espace de 5 mois, tout ça en valait la peine. 

Mais si j’avais écouté cette voix, je serais partie au bout d’une semaine, j’aurais validé ma thèse professionnelle avec plus de 10/20, je n’aurais pas cassé mes économies pour m’acheter une voiture pour aller bosser, je n’aurais pas pris de haut ma famille avec mes 5k€/mois à Noël, je n’aurais pas voulu m’enfoncer dans un accident de voiture, je n’aurais pas pris 4 mois d’antidépresseurs. Je n’aurais pas eu l’impression que le monde m’en veux. 

Mais… 

Je n’aurais pas appris la valeur de mon travail. Je n’aurais pas précisé ce que je veux et ne veux pas dans ma vie professionnelle. Je n’aurais pas appris à débusquer un patron pervers narcissique en 2 secondes. Je n’aurais pas compris l’amour que me porte mon copain au quotidien, ni le soutien inconditionnel de ma maman. Je n’aurais pas su me regarder avec bienveillance dans le miroir. Je n’aurais pas constaté l’ampleur de la créativité de ma personnalité. Je n’aurais JAMAIS compris que je suis capable de créer des choses, des vraies, et de rassembler les gens. 

En fait, je n’aurais jamais défini mon “pourquoi”, et je crois que ça vaut tous les burn-out, les ré-orientations scolaires ou les changements de voie professionnelle. 

Aujourd’hui je sais que je suis faite, au plus profond de moi, pour être la source d’énergie et d’inspiration des autres pour les encourager à être eux à 100% et sans limite. 

Elodie – Jollsdrawing

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