Let’s talk about : La quête de sens

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Je suis née en 1982 et j’ai grandi avec l’idée que l’on devait faire des études et trouver un métier que l’on exercerait toute sa vie.

Puis au fil des ans, la frustration est née et je me suis sentie frustrée, peu épanouie, peu comblée malgré des postes motivants et dans de belles structures. Le cadre trop strict du salariat ne comblait pas mon besoin de liberté. Lors de mon tout premier questionnement qui remonte à 2005, j’ai réalisé que je n’étais pas la seule. Et aujourd’hui en 2020, je suis heureuse de réaliser que la quête de sens professionnelle ne fait plus de nous des personnes atypiques. 

Nous sommes dans une époque où la quête de sens est devenu une priorité et où il est important d’être aussi épanouie dans sa vie personnelle que professionnelle.

Pourquoi la quête de sens dans son métier s’est imposée pour une majorité de salariés ?

Aujourd’hui, la réalisation personnelle occupe une place essentielle pour les générations Y. 

La vie professionnelle doit permettre de combler un besoin d’indépendance, de plaisir et surtout ne plus être dans le sacrifice de sa vie personnelle. 

L’équilibre vie pro/vie perso a d’ailleurs donné naissance au métier de consultant en QVT (qualité de vie au travail) ou encore aidé au développement du métier de coach.

La réflexion est principalement la suivante « pourquoi devrais je travailler 40h par semaine et sacrifier ma vie de famille pour un patron dont je ne connais rien ? ». 

Beaucoup ont également été témoins de leurs parents ayant travaillé toute leur vie dans la même structure où le même métier sans réfléchir à « qu’est ce qui me fait plaisir ». Trop de parents ayant mis de côté leurs rêves, leurs espoirs, leurs envies… 

Donner de son temps, son énergie pour des projets qui n’ont pas de sens pour nous devient illogique et un sacrifice. 

Notre société a notamment été formatée avec la pyramide des besoins de Maslow. En effet, la priorité était de combler les besoins physiologiques, matériel et de sécurité. Pour beaucoup être heureux se résumait à avoir la sécurité de l’emploi, un toit, de quoi se nourrir et fonder une famille. 

Le besoin de combler aussi bien ses besoins émotionnels que psychologique, d’obtenir de la reconnaissance, d’avoir un sentiment d’appartenance…Tout cela est devenu prioritaire. 

Le bonheur s’apparente au sentiment d’utilité, d’accomplissement.

Maintenant, et si nous parlions plus en détail de « qu’est-ce que le sens au travail ? »

Avoir du sens dans son travail est une adéquation entre son activité et ses valeurs.

Il faut que l’emploi procure du plaisir et nous fasse nous sentir utile. Utile pour la société et non pas uniquement pour une entreprise, un patron. 

Souvent, cela relève également d’un besoin de contribuer à un monde plus humain. 

Auparavant être heureux dans sa boîte était lié au salaire, tickets restaurants et mutuelle. Cela ne suffit plus d’où le développement de salles de sport, afterwork, cafétéria, service de pressing ou covoiturage dans certaines entreprises et au métier de « chief happiness officer» pour combler les salariés. 

Cette quête de sens a notamment donné lieu au bon de l’entrepreneuriat ces 10 dernières années. Un des moyens les plus simples d’effectuer un métier aligné avec ses valeurs et de contribuer à son souhait d’atteindre son propre rêve et pas celui d’un.e autre personne. 

Le besoin de liberté et d’équilibre est ainsi plus facilement comblé.

Quid de la période actuelle ? 

D’un point de vu biologique, le cerveau a également son rôle à jouer. En effet, il ne conçoit pas une mobilisation d’énergie au détriment d’une activité qui n’a pas de sens, d’utilité précise. 

La crise actuelle ne fait qu’accélérer les prises de conscience et l’envie de passage à l’action.

En ces temps d’incertitude, le besoin de donner du sens ne fait que s’accentuer afin d’assurer le bien-être individuel et collectif.

« Penser à ce que vous voulez gagner, plutôt qu’à ce que vous pouvez perdre »

Luis Sergio Alvares DeRose

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