Nyemba Catherine – Believe

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Je m’appelle Nyemba Catherine KAYEMBE mais tout le monde m’appelle Cathy. J’ai 33 ans, l’âge du Christ et je suis référente RH pour une école de commerce. Mais si je dois me définir réellement, pour moi, je suis avant tout la fondatrice de BELIEVE.

Rien ne me prédestinait à devenir entrepreneuse, mais en même temps j’aime être là où on ne m’attend pas, et encore plus réussir, là où on attend ma chute.

J’ai pendant longtemps fait semblant d’être une autre inconsciemment, pour rentrer dans le moule, dans lequel la société nous oblige à être, ce fameux moule qui nous permet d’être acceptée dans un groupe et même dans ce monde. J’ai toujours eu ce sentiment de ne pas trouver ma place, déjà au sein même de ma famille. En effet, cela a été difficile de grandir et de se construire dans une famille recomposée, tout en étant la seule métisse pendant de nombreuses années. Car du côté de ma mère ils étaient tous blancs et du côté de mon père, ils étaient tous noirs donc j’ai eu longtemps l’impression d’être le vilain petit canard.

J’ai eu pendant longtemps ce sentiment d’être la pièce en trop, partout où j’allais, je ne me sentais pas à ma place.

On ne se rend pas compte à quel point les enfants emmagasinent tout au fil des années, des traumatismes de toute sorte, et j’aurai aimé qu’on prévienne mes parents, ça aurait évité pas mal de situations où mon cœur s’est retrouvé fracassé par maladresse, par inadvertance ou par ignorance. Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti ça dans votre coeur, le sentiment d’être seule, alors que pourtant, vous êtes entouré par la foule, et par foule, je parle même des personnes qui sont censées être les plus proches de vous.

Mes épreuves ont beaucoup joué sur la confiance que j’avais en moi et j’ai perdu une partie de moi, en cours de route, donc on va dire que la reconstruction prend du temps mais, grâce à Dieu, je suis sur le bon chemin.

Mon environnement, lui aussi a beaucoup joué, il ne me permettait pas d’avoir la confiance nécessaire en moi pour me lancer. Les doutes viennent vite quand on est entouré de personnes qui retranscrivent leurs propres peurs ou limites sur nous. Mais il tient qu’à nous de faire le ménage et savoir mieux s’entourer. Les aimer c’est une chose, mais lorsque cet amour nous perd ou nous nuit, il vaut mieux leur souhaiter d’être heureux, mais loin de nous.

Le conseil que je donne souvent autour de moi, c’est de faire assez souvent un nettoyage de nos fréquentations, et de ne jamais baisser ses standards par peur de la solitude.Vous verrez que vous n’aurez aucun regret car la liberté d’être qui on veut être, et faire tout pour l’être, il n’y a pas mieux comme sentiment.

J’ai décidé de faire un grand travail sur moi-même car je voulais que ma vie ait un sens, que je ne sois pas née, pour seulement cette routine du “métro-boulot-dodo”. Je sentais, au fond de moi, comme quelque chose de plus grand, mais que je n’osais pas mettre en pratique, par peur, peur de vouloir voir trop grand, peur d’échouer…

à toi qui lis cela, ne laisse personne te dire que tu es incapable de faire quoi que ce soit, que tu rêves trop, que tu es trop ambitieux, ou que tu es trop dans ta bulle.

Ceux qui voient ta chute et/ou ta défaite, ou essaie juste de te freiner, il faut savoir une chose, ce n’est que leur propre peur et leur propre médiocrité qu’ils essaient de retranscrire sur toi et quand je l’ai moi-même compris, j’ai vite arrêté de demander l’avis de tout le monde. Ecoute ton coeur et prend ton courage à deux mains et décide de faire de toi ta priorité.Prend ce risque de changer ta vie afin qu’elle te corresponde davantage, qu’elle corresponde à qui tu es vraiment et pas à ce que les autres attendent de toi.

Confucius disait “on a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une”. Ne vivez pas en ayant des regrets mais aimez la personne que vous voyez tous les matins dans le miroir, car elle, elle sera toujours à vos côtés donc autant qu’elle soit votre priorité, non ?

Comme je vous le disais précédemment, j’ai décidé de travailler sur moi-même, de trouver la vraie moi, celle que j’ai toujours voulu être et ça a demandé pas mal de temps. J’y travaille encore aujourd’hui, car honnêtement, quand les bases de notre enfance ne sont pas solides voire parfois inexistantes, le processus est beaucoup plus long pour se reconstruire et cela à tous les niveaux.

Même si je ne suis pas encore maman, je me rends compte, avec le temps, que nos parents nous aiment, pas comme on l’aurait voulu, ni comme on en avait besoin, mais à leur façon, ils ont fait de leur mieux et tout ce qu’on peut faire, à notre niveau, c’est briser les schémas qu’ils ont créé en nous.Il est préférable voire vitale de pardonner à ceux qui nous ont fait du mal, pas forcément parce qu’ils le méritent mais parce nous méritons d’être en paix, en paix avec nous-mêmes.

Je pense que peu importe ce que l’on fait ou qui on est, nous avons tous des peurs, des doutes, ce qui change réellement, c’est notre façon de réagir quand elles viennent court-circuiter nos pensées.

Est-ce que nous écoutons nos peurs et leur donnons plus de force ou est-ce que nous les combattons et ainsi en sortons vainqueur ?

C’est lors de mes premières vacances en solo, que je me suis accordée, pour me retrouver avec moi-même, que j’ai commencé à écrire mon projet, qui est devenu maintenant BELIEVE, mon entreprise, mon bébé comme j’aime dire.

Après la mort de ma grand-mère, je n’arrivais plus à me relever, c’était l’épreuve de trop. Trop d’épreuves peuvent nous anéantir si on n’y prend pas garde, c’est ce qui m’est arrivée. Heureusement, un ami a vu que je n’y arrivais plus, il m’a alors conseillé un thérapeute qui l’avait suivi lors de la pire épreuve de sa vie. Et Dieu merci, j’ai suivi son conseil car c’est grâce à cet homme que ce nuage plein de noirceur et qui m’empêchait de me relever s’en est allé.Grâce à mon thérapeute, j’ai pu prendre la meilleure décision de ma vie en me choisissant, en sortant de ma zone de confort.

C’est à Kinshasa, un peu avant mes 25 ans, que j’ai trouvé Dieu et qu’Il m’a sauvée.Je suis chrétienne, j’aime mon Dieu et Il m’aime en retour mais notre relation a connu le pire comme le meilleur. J’ai compris avec le temps, qu’être chrétienne ne te protégeait pas des mauvaises choses, car de mauvaises choses arrivent, même aux bonnes personnes. Mais j’ai compris qu’avoir Dieu dans ma vie me permet de traverser ces épreuves, en sachant qu’Il sera toujours à mes côtés.  Grâce à Lui, j’ai eu la force de reprendre mes études en alternance, à l’âge de 25 ans, en commençant par refaire un BTS et finir avec un Master avec mention. J’ai pu obtenir un CDI et acheter un appartement, toute seule, en région parisienne. Il m’a donné la force nécessaire et m’a permis d’être persévérante et déterminée. Il me permet, un peu plus chaque jour, de prendre confiance en moi, d’avoir à coeur d’aider mon prochain à trouver lui aussi son chemin, et cela peu importe ses origines, peu importe sa couleur de peau, ou sa religion.

En faisant tout ce travail sur moi-même, j’ai pu découvrir ma mission de vie, et en la découvrant, j’ai pu enfin savoir qui j’étais, et dans quelle direction je souhaitais aller et avec qui.

Je suis Nyemba Catherine KAYEMBE, fondatrice de BELIEVE, une enfant de Dieu qui a, à coeur d’aider son prochain.

Et qui, si vous lui laissez la possibilité, aidera tous les jeunes qu’elle aura la chance de rencontrer, à prendre confiance en eux. Je leur permettrai de se connaître davantage. Je leur apprendrai à s’aimer afin d’aimer les autres comme il faut. Je leur apprendrai à créer leur propre bonheur et à devenir ainsi les peintres de leur propre vie et à ne plus laisser quiconque tenir leur pinceau et décider à leur place.

La vie n’est vraiment pas simple, car même quand j’ai pu enfin me retrouver, savoir ce que je voulais faire et qui je voulais être, la peur a voulu encore me freiner. Sauf que cette fois-ci, la confiance en moi, la confiance en mon projet, en ma vision et les bonnes personnes présentes dans ma vie, m’ont permis d’être plus forte que tout, car j’avais enfin toutes les armes pour combattre et être victorieuse.

Je tiens à vraiment remercier ces personnes si formidables, qui font parties de ma vie, et qui m’aident jour après jour, à devenir la meilleure version de moi-même.

Je suis enfin redevenue la guerrière que j’avais été autrefois, cette femme sûre d’elle et qui voulait elle-même, permettre aux autres de connaître cette paix intérieure.

Aujourd’hui, je me sens en paix avec mes choix et mes valeurs, car je me suis choisie et il était temps.

Ecoute ton intuition, ton corps, ton coeur, ils te parlent et sont tes meilleurs alliés dans la vie.Si tu te sens mal ou que ton ressenti et tout ton être te fait ressentir que quelque chose cloche, que tu n’es pas à ta place ou appréciée à ta juste valeur, écoute-les.

Sache que ton environnement aura toujours un impact sur toi, donc fais les bons choix pour être heureuse et épanouie dans chaque domaine de ta vie. Ne t’oublie jamais !

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5 réflexions au sujet de “Nyemba Catherine – Believe”

  1. Merci pour ce beau partage, qui force le respect ! Oui écouter son intuition, son corps c’est la clé qui ouvre la porte sur la route du bonheur.

  2. Ces mots sont tellement touchants et honnêtes. Cette mission de vie est noble. Et je te souhaite de parvenir à la réaliser pleinement. 💪🏾

  3. Merci pour ce témoignage touchant et profond. Merci d’être toi. Merci de faire résonner ceci dans mon cœur de maman 🤍💓✨✨✨

  4. Happy Bday ma Cathy, je te souhaite une longue vie et surtout n’oublies pas tu es une étoile 🌟 qui brille . Gros bisous. Love 💕 Nanette

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